Surviving Picasso

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Acteurs : Anthony Hopkins (Picasso), Natascha McElhone (Francoise Gilot), Julianne Moore (Dora Maar)

Date : 1996

Réalisateur : James Ivory

Et si Pablo Picasso était un pervers narcissique ? Non, vous n’y pensez pas ! Survivre Picasso, voilà le titre du titre, dénoncant 

Histoire de la femme Fleur de Picasso, Francoise Gilot

Le synopsis est simple, c’est l’histoire fusionnelle et passionnelle entre Pablo Picasso et Francoise Gilot de 1944 à 1953.

Francoise Gilot, d’abord, c’est qui ? C’est l’une des nombreuses femmes de Pablo Picasso, celle qui arrivera juste après Dora Maar.

Tout commence peu avant la seconde Guerre Mondiale sous les toits de Paris, quand Picasso recoit la visite de deux jeunes et jolies étudiantes en art. L’une d’elle, Francoise, séduit et se laisse séduire par le grand génie Picasso.

Impossibilité de vivre avec un génie

SURVIVING PICASSO, à gauche Natascha McElhone dans le rôle de Francoise, Anthony Hopkins en tant que Pablo Picasso, 1996, © Warner Brothers

Un génie est quelqu’un d’attirant, d’exceptionnel et donc d’unique. Si le génie est réputé dans le monde de l’art, alors il devient alors pour beaucoup de femmes, un parti à prendre.

Ce qui nous est compté dans cette biographie écrite par Francoise, c’est le début d’un amour pour un Picasso vieillissant qui se présente d’ailleurs comme tel, un vieux peintre, un retraité de la peinture qui ne veut plus de cette vie scandaleuse, se trouve reconnaissant qu’une jeune fille en fleur le veuille encore.

Ce qui est terrible dans ce film c’est le fanatisme de Picasso pour lui-même, s’entourant de jeunes femmes qui n’arriveront plus à vivre sans lui.

Le film pose la problématique du génie, celui qui créé l’admiration mais aussi celui qui peut tout se permettre. Qui s’intéresse à la solitude des conjointes ? Et lorsqu’elles partent, que deviennent-elles ces conjointes ? Rien, et c’est là le problème. Le génie, en plus de son talent, fait de la femme qui l’accompagne quelque chose d’exceptionnel.

Contredire un génie, c’est avoir tout le monde de l’art en ennemi !

Survivre Picasso n’est pas une mince affaire

Il y a un jeu de perversion qu’excerce Picasso sur les femmes, lui qui craint tellement qu’on utilise ses cheveux et ses ongles pour lui jeter des sorts (on en parle dans le film). Il agit avec un romantique envahissant, obligeant les femmes à lui jurer fidélité pour une vie, une faite de passion et de gouaches de toutes les couleurs.

Et puis un jour, le grand génie prend des distances, se trouve une nouvelle poire, pardon ! une nouvelle proie, parce qu’il sait les choisir les donzelles. Elles lui sont complètement dévouées, aucune ne veut le perdre, certaines deviennent folles comme Olga sa première femme.

N’est-ce pas ce que Dora Maar suggère en croisant Francoise à plusieurs reprises ? Personne ne survit à Picasso, personne ne peut vivre sans lui.

Sauf une, la fille en fleur, celle qui décide un jour de le quitter.

Ce récit, c’est celui d’un pervers narcissique, Picasso, qui en plus de manipuler les femmes, les enferment dans le mythe du peintre de génie à qui il faut tout passer, un sale gosse en quelque sorte.

Je recommande vivement ce film pour comprendre que le génie n’est qu’un homme, dont l’égo est si grand- ne soyez pas naif, être avec un artiste n’est pas synonyme d’une vie de paillettes, cela est dans la plupart du temps une raison de virer fou.

La revanche de Francoise Gilot est une facon de retourner la situation, et elle est nécessaire dans le film, pour se rendre compte que chacun peut devenir quelqu’un, vivre dans la lumière, plutôt que dans l’ombre d’un génie.

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