Fur : Un portrait imaginaire de Diane Arbus

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Acteurs : Nicole Kidman (Diane Arbus), Robert Downey Jr (Lionel Sweeney), Ty Burell (Allan Arbus)

Date : 2007

Réalisateur : Steven Shainberg

Résumé

Diane Arbus (et non Airbus) est une photgraphe célèbre des années 60.

C’est l’histoire loufoque de gnomes et de monstres à New York, mais surtout de fourrures déclinées sous toutes ses poils. Dans ce film, il est question de perversité.

Et c’est aussi l’histoire d’amour de Nicole Kidmann avec un mec plus petit qu’elle, qui est quand même vachement sexy et très poilu. D’ailleurs ce mec joue aussi dans Iron Man et dans Sherlock Holmes.

Qui est le monstre ? Celui qui par son physique particulier est monstrueux, anormal ou celui qui l’observe ?

J’étais à la recherche d’un vrai monstre

Qui est Diane Arbus ?

Diane Arbus dans la vraie vie c’est elle, celle qui réalise des portraits sur les échappés du système, les fous, les dandys, les spéciaux, les origniaux. C’est d’ailleurs le sujet du film.

 Ca ne vous rappelle rien ? 

Une oeuvre qui dérange ou qui ouvre les yeux sur un Univers monstre ?

Le film peut déranger car il traite de la perversité humaine à vouloir regarder ceux que la nature a fait par défaut différents, à regarder la mort, le sexe, l’envie de liberté.

La perversité c’est aussi celle de l’amour, de Lionel qui l’entraîne dans une relation semi sadomaso où il n’est question que de séduction. Ils sont affamés l’un de l’autre, mais tout le film repose sur cet amour non physique et principalement artistico-sensuel. La tension est formidable. On tremble, on begaie, on voudrait se faire prendre, essayer.

C’est pervers mais c’est beau. C’est d’ailleurs ce qui aide Diane à se découvrir, à accepter ses ombres pour les mettre en lumière. Et miracle, la photographie déjà très présente dans sa vie est l’outil idéal pour communiquer l’étrange.

Ce film aide à comprendre l’oeuvre de Diane Arbus, bien que ce film soit imaginaire, enfin c’est ce que dit la bande d’annonce, que cette histoire aurait pu être celle de Diane.

Le travail de Diane est fascinant parce qu’il dérange : des transgenres, des nains, des jumelles et même des malades mentaux. Elle remet en question toute notre approche au corps humain dans ses excentricités et sa poésie.

Cela nous ramène à notre rapport à l’autre, nous qui sommes fascinés ou dégoûtés par les « monstres » dont on leur reffuse le regard. Dans un monde de perfection et de plastique, ce film nous ramène à notre propre définition du corps, imparfait mais sensuel.

Reparlons de la perversité et du jeu des sentiments, celle qui est brûlante pour le coeur, qui anime. D’ailleurs dominance et dominé dansent dans les histoires d’amour, à celui qui tuera l’autre.

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